Les métiers de la sécurité privée : un secteur d’avenir porteur d’emploi

Ai-je un jour rêvé un jour que mon fils soit éboueur ou agent de sécurité? Pourquoi ces métiers ne sont pas au rang qu’ils mériteraient? Et pourtant l’éboueur tout comme le médecin participe à la santé de la population et si l’on travaille dans le secteur de la sécurité ou de la sûreté, on fait un métier de défense et de protection, convaincu de l’utilité de son travail important pour la France et ses citoyens.

Il faut à l’évidence repenser l’affichage, la connaissance et la valorisation de l’éventail des métiers qu’offre la sécurité privée. La sécurité privée est un véritable atout en constituant un formidable vivier d’emplois dont les ressources sont loin d’être épuisées en étant à la fois une passerelle vers l’emploi pour la jeunesse et les populations fragilisées par le chômage.

En réponse à un besoin grandissant des entreprises et des collectivités en matière de protection et de prévention des risques, le secteur de la sécurité privée diversifie son champ d’actions et améliore la technicité de ces métiers. Il comprend en effet un large éventail d’activités, de services et/ou de dispositifs, destinés à la protection des biens, des renseignements et des personnes. L’externalisation de certaines missions de la police nationale aux sociétés de sécurité privée conduit également à l’évolution du secteur. Les domaines d’intervention sont de plus en plus variés et consistent principalement à prévenir contre les actes de malveillance. Allant aussi bien de la sécurité incendie des sites industriels, à la sécurité des zones aéroportuaires, des banques, des industries, des bâtiments publics, des centres commerciaux ou encore au contrôle d’accès des musées, à la télé-vidéosurveillance, au gardiennage, au transport de fonds ou à la protection rapprochée... La sécurité est aussi devenue un métier où l'on manipule des technologies toujours plus sophistiquées faisant la part belle aux télécommunications, à l'informatique et à l'ingénierie.

La formation en sécurité privée est obligatoire pour tout agent. Elle lui apprend les lois mais aussi initie l’auditeur à toutes les composantes de la vie en société dont la sécurité certes mais aussi l’environnement. Il s’agit là d’une formation de base, commune à tous les agents. Ces derniers ont tout loisir de progresser dans le métier en poursuivant des formations spécialisées qui vont jusqu’ au statut de cadre et de dirigeant. Mieux un certain nombre d’universités délivrent des diplômes d’études supérieures en sécurité, gestion de risques et des crises. L’Institut d’études et de recherche pour la sécurité des entreprises (IERSE) , puis le prestigieux Institut national des hautes études en sécurité et justice ( INHESJ), parrainés par les ministères de la Défense et de l’Intérieur forment des cadres de haut niveau avec master en gestion de risques, intelligences économique et stratégique.

Même en période morose, la sécurité privée reste un important vivier d’emploi. Le secteur de la sécurité privée emploie environ 160 000 professionnels, chiffre à comparer aux 150 000 policiers et gendarmes. Il affiche de belles perspectives d’avenir avec près de 15000 nouveaux postes par an.

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