Fan-zones : les pour versus les contre

fanzonecontreAprès une période de flottement consécutive aux attentats de novembre et sous l’impulsion d’Alain Juppé, président du club des villes, les villes hôtes ont toutes confirmé l’organisation d’une fan-zone. Pendant des mois des voix se sont élevées chez les Républicains. Frédéric Péchenard a dit «non». Pour lui la tenue d’une fan-zone sous la Tour Eiffel offrirait aux terroristes «une possibilité de faire un attentat massacre». Eric Ciotti s’est également prononcé pour leur suppression, tout en admettant qu’elles pouvaient être sécurisées. «Leur présence même, va renforcer les contraintes qui pèsent sur les forces
de police. (…) Ces effectifs lorsqu’ils seront sur les fan-zones ne seront pas ailleurs.» Bernard Loing, président de l’association «Les amis du Champ de mars» a milité pour leur interdiction. «Les forces de l’ordre ont autre chose à faire que de déployer des centaines de policiers pour ça».
Alain Houpert, Sénateur de la Côted’Or, membre de la Commission des Finances. Secrétaire national LR s’est exprimé sur Twitter: «Les fan zones pendant l’Euro sont une folie : Je valide, policiers et gendarmes sont épuisés et il y a l’état d’urgence.»

fanzonepourEn revanche, Patrick Kanner, Ministre des Sports s’est voulu rassurant promettant que «cette fête se déroulera dans les meilleures conditions. Aucun événement sportif
n’aura été autant sécurisé dans ce pays.» D’après lui : «L’Etat sécurisera l’environnement des fan zones qui sont des lieux fermés autour du grand écran. Il y aura des palpations pour chaque entrée, déminage, vidéo surveillance pour l’ensemble de la fan zone et autour de la fan zone. Il y aura des portiques de sécurité pour vérifier qu’il n’y a pas d’objets dangereux qui rentrent. Ce qui veut dire que la fan zone est sécurisée. Mais s’il y a une menace terroriste majeure la veille d’un match et qu’on se dise il vaut mieux l’arrêter
nous prendrons nos responsabilités.»
A la question : Quels contrôles seront faits sur les sociétés de sécurité privée qui vont recruter? Le ministre répond: «Croisement de fichiers naturellement, certificat de qualification professionnelle. Il y a aujourd’hui trois mille personnes qui sont en formation pour compléter les effectifs nécessaires donc naturellement comme dans toute opération de ce type nous aurons une vigilance totale sur les conditions de recrutement pour ces structures de sécurité qui font un travail formidable en lien avec les polices municipales et les services de sécurité de la France.»
Jacques Lambert est resté confiant: «Les mesures de sécurité qui seront déployées autour des fans zones sont en fait assez proches de celles mises en oeuvre autour des stades».

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